La grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte guinéenne condamné à 20 ans de prison pour son rôle dans le massacre du stade de Conakry en 2009, a été vivement condamnée par les Nations Unies. Le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme a déclaré, mardi 1er avril, que cette mesure suscite “de sérieuses inquiétudes quant au respect par les autorités de transition du droit à un procès équitable et de l’État de droit”.
Selon les Nations Unies, la grâce accordée à Dadis Camara méconnaît le droit des victimes à un recours effectif, ajoutant que “cette décision doit être annulée”.



