De l’avis de Phillipe Ambrosi, économiste de l’environnement à la Banque mondiale et chargé du programme Parternship for market implementation, “ce manuel est vraiment important, parce que si vous participez au marché de carbone  et que vous êtes porteur de projet, vous avez besoin de connaitre les règles et de savoir quels sont les processus. Le manuel comporte des détails très importants. Vous avez des modèles de lettres qui vous expliquent comment vous déposez votre projet et comment vous obtenez une approbation, quels sont les délais. Le manuel permet aux porteurs de projet de savoir quel est le cycle de projet et quelles sont les étapes qu’il va falloir franchir. Ça donne une visibilité de l’état du projet”, a-t-il expliqué. En fait, c’est pour aider le Sénégal à garder son avantage sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, si l’on sait que les marchés du carbone peuvent mobiliser des financements pour l’action climat, que la Banque mondiale a fait ce don. D’après Philippe Ambrosi, elle a fait un don de 2 millions via le ministère de l’Environnement qui couvre des activités de sensibilisation, de renforcement de capacités et aussi des activités d’évaluation des impacts d’une taxe carbone.
Toutefois, le Comité national sur les changements climatiques veille à ce que les politiques et actions de lutte contre les changements climatiques soient efficaces et cohérentes. “Nous travaillons en étroite collaboration avec les différents acteurs, les institutions étatiques, le secteur privé, la Société civile, les partenaires techniques et financiers, les universités”, a dit Abass Fall.

Avec Le  Quotidien