Après que plusieurs militaires de l’opération Sentinelle ont été blessés mercredi 9 août au matin, fauchés par une voiture en banlieue parisienne, une chasse à l’homme a été lancée pour retrouver le conducteur du véhicule. Un homme a été interpellé dans les Hauts-de-France, un Algérien de 36 ans alors qu’il tentait de fuir à bord du véhicule qui a servi à faucher les militaires, une voiture de location. L’enquête avance rapidement mais de nombreuses zones d’ombre demeurent.
Le suspect a été grièvement blessé de cinq balles lors de son arrestation. Aussi sa garde à vue a dû être interrompue sans qu’il puisse être interrogé. Il est hopsitalisé à Lille et pas « audible », selon une source policière.
Il est impossible donc pour les enquêteurs de savoir si cet Algérien de 36 ans, en situation régulière sur le territoire français, est bien celui qui a mené l’attaque – ce qui semble tout de même fort probable – mais surtout de savoir si cette attaque est liée à des motivations terroristes. Selon une source policière, citée par l’AFP, l’homme n’était pas armé.
Plusieurs perquisitions ont été menées au domicile du suspect, à Bezons, en banlieue parisienne, et dans son entourage. Mais, pour l’instant, rien ne semble avoir été découvert qui puisse expliquer son acte et, en tout cas, aucun signe de radicalisation ou d’allégeance à une organisation terroriste.
L’homme n’était pas « fiché S » (Sûreté de l’Etat), il était inconnu des services de renseignements et n’avait jamais été condamné. Son nom apparaît tout au plus dans des dossiers d’aide au séjour irrégulier, selon certains médias.
Ce chauffeur de VTC menait une vie discrète et habitait dans un immeuble d’un quartier résidentiel, selon des témoignages de voisins recueillis par l’AFP.
Le parquet antiterroriste est saisi de l’enquête mais cette attaque menée hier, mercredi 9 août, ne peut pas être qualifiée « d’attentat en lien avec une organisation terroriste » pour l’instant.
rfi



