Chef Diallo explique que les difficultés ont commencé bien avant l’incident qui a conduit à son départ. Selon lui, la préparation du séjour des Lions avait été organisée pendant près de deux mois avec Maya Fall, une Américaine d’origine sénégalaise désignée par la FIFA pour coordonner les aspects logistiques de la restauration de la délégation sénégalaise.
À son arrivée aux États-Unis, notamment à Raleigh, il affirme avoir constaté l’absence des produits commandés, en particulier des aliments certifiés halal indispensables au régime alimentaire des joueurs. Face à cette situation, il assure avoir acheté lui-même certaines denrées afin de garantir des repas conformes aux exigences de l’équipe.
« Les joueurs ne mangent que ce que je leur prépare. Je ne pouvais pas leur servir des produits qui n’étaient pas halal », affirme-t-il.
Le cuisinier raconte avoir multiplié les échanges avec les responsables des hôtels et avec Maya Fall, qu’il accuse de ne pas avoir respecté les commandes établies en amont.
Des tensions qui s’intensifient
Les désaccords se seraient poursuivis lors du déplacement de la délégation dans le New Jersey. Chef Diallo soutient qu’une nouvelle fois les produits demandés n’étaient pas disponibles et qu’il a dû solliciter l’intervention des dirigeants de la Fédération sénégalaise de football afin de débloquer la situation.Football
Selon son récit, le président de la Fédération lui aurait même remis une carte bancaire pour permettre l’achat des produits nécessaires à la préparation des repas des Lions.
L’incident à l’origine des accusations
Chef Diallo revient ensuite sur les faits qui ont provoqué son départ de la délégation. Il explique qu’une femme de nationalité américaine, originaire du Costa Rica, lui aurait été présentée comme assistante en cuisine.
À la fin du service, il affirme lui avoir simplement adressé « une tape amicale dans le dos » afin de la remercier de son aide, comme il l’aurait fait avec d’autres membres de l’équipe présents en cuisine.
Peu après, Maya Fall serait venue lui annoncer que cette employée considérait ce geste comme un acte de harcèlement sexuel.
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