Le pianiste et compositeur sud-africain Abdullah Ibrahim est décédé lundi 15 juin en Allemagne à l’âge de 91 ans, a annoncé sa famille. Figure emblématique du jazz mondial, il laisse un héritage musical considérable, profondément marqué par son combat contre l’apartheid et les années d’exil.
Né au Cap, Abdullah Ibrahim avait quitté l’Afrique du Sud en 1962, l’année de l’arrestation de Nelson Mandela par le régime ségrégationniste. Protégé du célèbre musicien Duke Ellington, il s’était imposé sur la scène internationale avant de regagner son pays natal après la libération de Mandela et l’avènement de la démocratie, rappelle Le Monde Afrique.
En mars dernier, l’artiste avait offert une dernière prestation au Festival international de jazz du Cap, sa ville de naissance. Sa disparition marque la fin d’un parcours exceptionnel qui aura profondément influencé le jazz contemporain.
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