Thursday, July 18, 2024
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Nigeria: l’IPOB, le parti se réclamant du Biafra, classé terroriste

L’armée nigériane prévoit de traquer les membres de l’IPOB, le parti se réclamant du Biafra, classé terroriste, parti autoproclamé non violent. La tension est montée de plusieurs crans depuis une semaine. La cause : la multiplication d’incidents entre partisans de l’indépendance du Biafra et forces de sécurité.

Et puis ces derniers jours, des heurts sérieux entre civils ont opposé des Ibos et des Haoussas, deux des 3 groupes principaux communautaires du Nigeria. Ces violences faisant suite à la diffusion d’images et vidéos d’attaques et représailles présumées diffusées sur différents réseaux sociaux. Deux Etats, le Plateau et celui d’Abia, ont d’ailleurs instauré le couvre-feu. Plusieurs gouverneurs du Nigeria ont lancé vendredi des appels au calme pour éviter des violences intercommunautaires. En déclarant terroriste le mouvement pro-biafrais, Abuja tape du poing sur la table en réaffirmant l’unité de la Fédération nigériane.

Le communiqué de presse signé par le major général, John Enenche, est sans appel. Lundi prochain 18 septembre, l’armée nigériane pourrait lancer une opération militaire contre Nnamdi Kanu et les membres de son organisation pro-biafraise. Les reproches formulés contre l’IPOB sont lourds : mise en place d’un service secret, formation revendiquée d’une garde nationale, blocage non autorisé de voies publiques.

En donnant l’ordre de mettre au ban le mouvement séparatiste, le président Muhammadu Buhari confirme sa détermination. Pour lui, l’unité du Nigeria n’est pas négociable. Les provocations étaient de trop selon Abuja, alors que Nnamdi Kanu, le leader du mouvement indépendantiste, est sous contrôle judiciaire.

De son côté, l’IPOB dénonce des actions de répression sanglantes à son encontre. Le mouvement déplore la mort de plusieurs de ses militants. Des victimes, selon l’IPOB, qui seraient tombées suite à un assaut donné mercredi dernier sur la maison de son leader Nnamdi Kanu dans l’Etat d’Abia, dans le Sud-Est du Nigeria.

En qualifiant de terroriste le groupe pro-biafrais créé en 2013, les autorités nigérianes auto-justifient une nouvelle opération militaire à l’intérieure de leurs propres frontières. Une répression contre l’IPOB qui pourrait donc commencer après-demain.

rfi

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