Noirs abattus aux Etats-Unis: Barack Obama appelle la police à se réformer

Le président des Etats-Unis a appelé la police américaine à se réformer, ce vendredi 8 juillet. Cette réaction fait suite à la mort par balle d’un deuxième homme noir en deux jours qui a rouvert le débat sur les violences policières aux Etats-Unis.

A son arrivée à Varsovie, où il doit participer à un sommet de l’Otan, Barack Obama a présenté ses condoléances à la famille d’un automobiliste noir abattu par un policier dans l’Etat du Minnesota (nord), au lendemain de la mort d’un autre Noir tué en Louisiane (sud). Les Etats-Unis ont vécu « trop de fois des tragédies comme celle-ci », a déploré le président américain.

Une vidéo diffusée en direct sur Facebook montrant Philando Castile, un employé de cantine scolaire de 32 ans agonisant dans une voiture après avoir été la cible des tirs d’un policier, a suscité l’indignation aux Etats-Unis. Le pays était déjà endeuillé par une affaire semblable en Louisiane, où un vendeur ambulant, Alton Sterling, un Noir de 37 ans, a été abattu alors qu’il était plaqué au sol.

Contrôles au faciès

Rappelant que les Américains non blancs sont plus susceptibles d’être arrêtés, fouillés ou tués par la police, M. Obama a exhorté ses compatriotes blancs à ne pas y voir un problème seulement pour les minorités. « Ce n’est pas seulement le problème des Noirs. Ce n’est pas seulement le problème des Hispaniques. C’est un problème américain dont nous devrions tous nous préoccuper, a-t-il lancé. Il nous revient à tous de dire que nous pouvons mieux faire. Nous valons mieux que cela. »

Barack Obama a défendu des propositions de réformes faites l’an dernier par la Maison Blanche, affirmant qu’il était temps de les appliquer : « Si quelque chose de bon peut ressortir de ces tragédies, mon espoir est que les communautés à travers le pays se penchent dessus et disent : “Comment appliquer ces recommandations ?” ». Le président des Etats-Unis a enfin regretté que même si « beaucoup de juridictions ont adopté ces recommandations, beaucoup d’autres qui ne l’ont pas fait ».

Afp