” Nous apprécions à leur juste valeur les propos de Monsieur le Premier ministre que nous saluons au passage pour sa persévérance, sa détermination et sa franchise. Entre autres qualités.
C’est vrai qu’il matérialise l’homme lyrique décrit par Senghor en ces termes :” *Fa ma jaar Ku fa jaar taqq ban”*
Ici c’est le modus operandi qui m’inquiète. Parce qu’il est basé sur un invariable. Lui-même variable. En substance, l’impôt. Même s’il est imposé par ailleurs il a ses limites. Car il peut advenir un imprévu comparable au COVID-19 ( bien qu’il ait été surévalué par rapport à sa charge normale). Mais une pandémie, voire, une sécheresse durable, un conflit majeur au niveau mondial rendrait caduque cette approche.
Et c’est pour ne pas tomber dans un tel excès par optimisme que je souhaiterais apporter la variante ci après
* Créer un “matelas” dans le sens financier du terme. C’est à dire une réserve exceptionnelle. À laquelle on ne touche qu’à partir d’un certain nombre de défis financiers dont on peut soit différer l’exécution soit diminuer l’ampleur. Ou alors la substituer ou la fondre dans d’autres niches qui existent déjà.
* L’exemple que j’utiliserai ici comme illustration est celui du villageois qui a préféré, par économie de carburant, pédaler sa mobilette. Mais ayant eu trop confiance en ses muscles il s’est très vite fatigué. Pour, enfin, comprendre qu’une mobilette ne se pédale pas sur une longue distance, comme un vélo.
* Les niches financières se cachent de manière virtuelle dans des terres rares ou dans des métaux rarissimes dont notre pays regorge. Notamment au niveau des phosphates de Taiba et de Matam. Sans oublier une partie de notre sol
* riche en uranium et autres raretés de ce genre.
* Il existe des États qui peuvent faire des “facilités” à des pays dont l’émergence en la matière touche à un certain degré de virtualité ”
Ahmed Khalifa Niasse



