Le procès pour trahison de l’opposant ougandais Kizza Besigye s’est ouvert mardi à Kampala, dans un climat de forte répression politique marqué par une série d’arrestations de militants, d’avocats et de figures de l’opposition, ainsi que par des pressions croissantes contre les médias indépendants, informe Africanews.
Au cœur de cette escalade se trouve le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni. Ces dernières semaines, il a ordonné l’arrestation de plusieurs militants, responsables politiques et avocats de premier plan, tout en faisant fermer le principal groupe de presse indépendant du pays.
Âgé de 52 ans, Kainerugaba est connu pour ses déclarations provocatrices sur les réseaux sociaux. Il s’y est notamment vanté d’avoir fait enlever et torturer des opposants, tout en multipliant les publications plus fantaisistes, comme ses plaisanteries sur un supposé mariage avec la chanteuse Beyoncé. Il affirme également depuis plusieurs années qu’il succédera à son père, Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis quatre décennies.
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