Après la transmission du ndigël de Serigne Mountakha Mbacké appelant l’État à engager une croisade contre le phénomène des « charrettes droguées » à Touba, Serigne Bassirou Abdou Khadre est revenu sur la question des passeports diplomatiques accordés à certains chefs religieux.
Le porte-parole du khalife général des Mourides a tenu à clarifier son rôle dans ce dossier. « Trouver des passeports diplomatiques pour ceux qui en font la demande ne fait pas partie des tâches qui m’incombent dans mon rôle de tampon entre l’État et le khalife », a-t-il déclaré.
Selon lui, le passeport diplomatique est, en principe, destiné aux diplomates. Il rappelle toutefois que les différents chefs d’État qui se sont succédé au Sénégal ont, à certaines occasions, accepté d’en accorder à des responsables religieux.
« Le khalife m’avait envoyé dire au Président Diomaye de faire quelques concessions à des chefs religieux qui souhaitent en disposer, soit pour aller se faire soigner à l’étranger, soit pour aller rendre visite à leurs disciples », a expliqué Cheikh Bass.
À l’en croire, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait assuré qu’il signe les demandes qui lui sont soumises dans ce cadre. « C’est une faveur que les autorités ont bien voulu accepter de consentir », a-t-il précisé.
Serigne Bassirou Abdou Khadre a, par ailleurs, invité les autorités à davantage de sollicitude à l’égard des chefs religieux. « Je suis d’avis que le chef religieux n’est pas un simple citoyen qui doit être traité de la même manière que tous les autres citoyens », a-t-il soutenu.
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