Le dernier décompte, au 14 mars, fait état de plus de 145 000 cas, en provenance de 123 pays et territoires, près de 5 500 personnes ayant perdu la vie.
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Neuf médecins réanimateurs, pédiatres et infirmiers chinois sont arrivés, jeudi 12 mars, à Rome à bord d’un vol spécial, apportant avec eux 30 tonnes de matériel sanitaire. Cette aide de la Chine, premier pays touché par l’épidémie de Covid-19 avec, à la date du vendredi 13 mars, près de 81 000 cas et 4 955 décès, à l’Italie, deuxième pays concerné, avec plus de 15 000 cas et 1 016 morts enregistrés, est un symbole fort du changement de centre de gravité de la pandémie.
Et la parfaite illustration du constat du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Europe est devenue l’épicentre de la pandémie, avec plus de cas et de morts que dans le reste du monde, sans compter la Chine », a-t-il déclaré, vendredi. « Plus de cas nouveaux y sont rapportés chaque jour que ce qui pouvait être compté au plus fort de l’épidémie en Chine. »
Le dernier décompte, au 14 mars, fait état de plus de 145 000 cas, en provenance de 123 pays et territoires, près de 5 500 personnes ayant perdu la vie. Après la Chine, c’est en Italie que le Covid-19 a le plus tué (1 266 morts), puis en Iran avec 514 morts – selon les chiffres officiels qui sous-estiment peut-être l’ampleur de l’épidémie –, en Espagne, 133 morts, en France, 79 morts, et en Corée du Sud, 72.
Progression la plus rapide du virus
Cette caractérisation de l’Europe comme « épicentre » de la pandémie met surtout en lumière la progression plus rapide de la propagation du virus dans la plupart de ses pays. Ainsi, alors que la Chine n’a compté « que » 40 nouveaux morts et 67 nouveaux cas, ces trois derniers jours, les chiffres ont explosé en Italie, plus 5 941 cas et 553 morts supplémentaires. En Espagne comme en France ou en Allemagne, le nombre de personnes infectées a plus que doublé en trois jours, et celui des personnes décédées a aussi bondi.



