“La guerre en Ukraine pourrait déclencher un ouragan de famine”. C’est le cri d’alarme lancé hier par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Il évoque un effondrement du système alimentaire mondial. L’Afrique en serait la première victime.
Les pays dévastés par la guerre sont les plus fragiles, comme le Yémen ou le Soudan du Sud, où des millions d’habitants n’auront bientôt plus de quoi se nourrir. À trois semaines du début du ramadan, la situation est également tendue en Afrique du Nord. L’Égypte, le premier importateur mondial, se hâte de terminer ses achats pour remplir ses réserves stratégiques.
L’Algérie a annoncé hier l’interdiction des exportations alimentaires. Quant à la Tunisie, elle endure depuis plusieurs semaines des pénuries de semoule, de blé ou de farine. Elle importe la moitié de ses besoins en blé et l’Ukraine est son principal fournisseur.
Avec RFI



