Il y a dix ans, le 19 août 2006, Abidjan la capitale économique ivoirienne se réveillait dans une puanteur insoutenable. Une odeur mortelle de produits déversés par le « navire poubelle » Probo Koala, dans différents sites de la ville. L’un des plus gros scandales environnementaux d’Afrique débutait, scandale dont la Côte d’Ivoire se remet aujourd’hui encore péniblement.
Il y a dix ans la puanteur dégagée par les déchets du Probo Koala, les épidémies de nausées, de diarrhées, les démangeaisons de peaux et les infections oculaires étaient telles que ceux qui en avaient les moyens fuyaient Abidjan pour échapper à une catastrophe écologique sans précédent en Côte d’Ivoire.
Au total, 550 tonnes de déchets toxiques, dérivés du pétrole, ont été déversées autour d’Abidjan par une société de négoce peu regardante, Trafigura, et une entreprise de retraitement véreuse, Tommy.
Le bilan de 17 morts, 34 400 empoisonnements, et probablement des dizaines de milliers d’autres cas non officiels laissent encore un goût amer dans la gorge des Abidjanais. Un goût autrement plus acre que le cloaque mortel d’oxyde de sodium ou d’hydrogène sulfuré répandu dans dix-sept sites autour de la capitale économique ivoirienne.
rfi



