Nouveaux coups d’Etat, crise au Sénégal, tractations pour la présidence tournante: le sommet de l’Union africaine (UA) se tient ce week-end dans un contexte difficile, à l’heure où l’organisation veut porter la voix du continent au sein du G20, qu’elle a intégré en septembre.
Deux nouveaux Etats membres manqueront à l’appel de la réunion annuelle des chefs d’Etat et de gouvernement dans la capitale éthiopienne Addis Abeba: le Gabon et le Niger, suspendus après des coups d’Etat, tout comme le Mali, la Guinée, le Soudan et le Burkina Faso depuis 2021 et 2022.
“Ces nouveaux coups (…) ainsi que la situation au Sénégal”, en crise depuis que le président Macky Sall a annulé le 3 février la présidentielle trois semaines avant le scrutin, devraient figurer au menu du sommet, affirme Nina Wilén, directrice du programme Afrique de l’Institut Egmont pour les relations internationales, basé à Bruxelles.
Alors qu’en 2024, 19 élections présidentielle ou générales sont prévues sur le continent, l’Union africaine ira-t-elle au-delà de son habituel rappel au respect des règles démocratiques ?
“Je doute qu’il y ait des décisions fortes”, estime Mme Wilén, car “la résistance de pays membres qui ne veulent pas voir des précédents pouvant heurter leurs propres intérêts” empêche l’UA de “faire entendre sa voix”. L’organisation n’a eu jusqu’ici “que très peu d’influence sur les pays qui ont subi des coups d’Etat récemment”, note-t-elle.
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