Plusieurs milliers de familles ont été expropriées pour laisser place à un barrage hydroélectrique à une soixantaine de kilomètres de Kolwezi dans le sud du Congo. Des maisons ont été rasées et trois villages rayés de la carte. Les habitants se plaignent de n’avoir pas été correctement dédommagés, ce que rejette le gouvernement provincial du Lualaba.
Des familles pleurent leur maisons détruites samedi dernier et dorment depuis à la belle étoile. Ces familles occupent la future partie inondable du barrage. Ce lundi, ils ont protesté contre le montant d’indemnisation qui a leurs yeux est dérisoire.
« On nous a donné 50, 100, 120 dollars afin de quitter nos propriétés. Nous sommes en brousse sur une colline avec nos enfants. Nous n’avons rien pour nous protéger. Hier comme aujourd’hui, nous passons la nuit à la belle étoile. Toutes nos maisons ont été détruites », témoigne un exproprié.
Pour le ministre provincial de l’énergie à Kolwezi, Patrick Kakwata, les familles ont été indemnisées de façon légale : « Ceux qui vivaient dans ces villages ont été indemnisés et sont partis, on est en train de les suivre sur le nouveau site. Ceux qui sont restés sont des anarchistes. Il n’y a pas eu violation de leurs droits. »
Selon certaines ONG locales, c’est un manque de dialogue qui serait à l’origine du conflit. Le barrage de Busanga est prévu pour une capacité de 240 mégawatts. Il doit servir à alimenter principalement l’entreprise Sicomines détenue majoritairement par des capitaux chinois.
rfi



