RDC: l’opposante Eve Bazaiba dénoncée par les jeunes du PPRD devant la police

En République démocratique du Congo, une enquête est ouverte contre l’une des principales opposantes du pays, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba. Le procureur général de la République a fait une demande en ce sens à la police. En cause, une vidéo enregistrée par l’opposante après la manifestation de l’opposition, au cours de laquelle elle a été blessée, où elle met en cause le président Kabila dans les tueries de Béni. Ce sont les jeunes leaders du PPRD, le parti présidentiel, qui ont écrit une lettre de dénonciation assurant qu’il s’agissait d’une offense au chef de l’Etat.

En République démocratique du Congo, une enquête est ouverte contre l’une des principales opposantes du pays, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba. Le procureur général de la République a fait une demande en ce sens à la police. En cause, une vidéo enregistrée par l’opposante après la manifestation de l’opposition, au cours de laquelle elle a été blessée, où elle met en cause le président Kabila dans les tueries de Béni. Ce sont les jeunes leaders du PPRD, le parti présidentiel, qui ont écrit une lettre de dénonciation assurant qu’il s’agissait d’une offense au chef de l’Etat.

Papy Pungu Lwamba, l’un de ces jeunes leaders, se défend de tout acharnement contre l’opposante : « C’est une démarche cioyenne. Nous estimons que le président de la République est le symbole de l’unité nationale et lorsque son image est souillée, il y a lieu que nous, jeunes du PPRD, que nous puissions solliciter auprès de la justice que cette image soit lavée. Il n’y a aucun acharnement. Eve Bazaiba est députée nationale élue. S’il y a quelqu’un qui tient des propos désobligeants à son égard, nous allons les condamner et nous pouvons même entreprendre d’autres actions en justice contre toute autre autorité congolaise qui se sentirait lésée par ce genre de propos. Quand on fait de la politique, ce n’est pas une occasion pour s’insulter. Nous devons être exemplaires et nos actes, nous devons les assumer jusqu’au bout. »

rfi