A Kinshasa, trois personnes, présumées kidnappeurs, ont été appréhendées ce mercredi. Elles auraient tenté d’extorquer de l’argent à une dame qui venait d’embarquer dans la voiture. Ce nouveau type d’enlèvement est en plein essor à Kinshasa.
Des hommes en armes utilisent les marques de voiture exploitées comme taxi pour enlever des personnes à qui ils extorquent argent et autres biens de valeur. La police nationale a lancé une vaste opération de contrôles des taxis dans le but de dissuader les auteurs de ces actes.
Il est quatorze heures sur le boulevard du 30-Juin. Le rond-point Mandela est bloqué. Toutes les petites voitures de marque Toyota appelée à Kinshasa « ketch » sont contrôlées. La police a installé un imposant check-point ici.
Le Commissaire supérieur adjoint Roger Ntambwe est convaincu que cette opération va décourager les auteurs des kidnappings : « Nous faisons ça parce qu’il y a beaucoup de plaintes. Il y a des enlèvements qui sont faits journellement et la nuit aussi ».
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Sont traqués tous les taxis qui n’ont pas de numéro d’identification de l’Hôtel de ville et qui ne disposent pas d’un signal lumineux indiquant qu’ils font le transport en commun.
A la mi-journée, le commissaire Ntambwe en a déjà envoyé à la fourrière 15 voitures : « Quand on arrête le véhicule qui n’est pas en règle, on n’accepte pas l’argent pour la corruption. Il y a les officiers de police judiciaire qui sont là-bas en train d’identifier d’abord les chauffeurs. A l’issue de cela, s’il n’est pas en règle : on lui demande de payer la somme de 50 dollars ».
L’opération est diversement perçue à Kinshasa. Certains Kinois soulignent les embouteillages causés par ces check-points et craignent des abus de la part de la police, mais d’autres apprécient.
C’est le cas d’Emmanuel, un étudiant, qui se dit plutôt rassuré : « Parce que j’attends simplement les taxis qui sont dans les normes. Les autres, je ne préfère pas ».
Pour sa part, l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) a sollicité un moratoire d’un mois pour permettre aux taxis de se conformer aux exigences de l’Hôtel de ville.
rfi



