Malgré l’amnistie votée par le Parlement en 2003, personne ne semble se préoccuper du sort des personnes condamnées en 2001 dans l’affaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila.
En cette période du dialogue national politique, leurs familles donnent de la voix. Dans un mémorandum adressé à l’opposant Etienne Tshisekedi, président du comité des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, elles interpellent la classe politique sur la situation des individus emprisonnés dans la cadre du procès de l’assassinat de l’ancien président congolais.
Dans ce mémorandum adressé à l’opposant Etienne Tshisekedi, c’est l’ensemble de la classe politique et la société civile qui est interpellé. Les auteurs de ce document de sept pages relèvent ce qu’ils appellent « une indifférence caractéristique » à l’égard de leurs frères et sœurs condamnés en 2001 dans le procès de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila.
Un procès manifestement inique, « entaché d’une illégalité particulièrement grave et flagrante », peut-on encore lire dans ce document qui dénie à la cour d’ordre militaire toute légitimité.
Les auteurs du mémorandum stigmatisent également le refus par le gouvernement d’appliquer la loi d’amnistie votée au Parlement de transition en 2003 en faveur des personnes condamnées dans ce procès.
Par la même occasion, ils rappellent la position de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui, en 2013, avait condamné l’Etat congolais et demandé l’élargissement de toutes les personnes aux arrêts dans l’affaire Mzee Laurent-Désiré Kabila.
Pour Maître Georges Kapiamba, le président de l’Acaj, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, maintenir ces personnes en détention équivaut à une séquestration et à la torture.
RFI



