AccueilA La UNERDC: Tension à Kinshasa pour la «journée de la colère», des interpellations

RDC: Tension à Kinshasa pour la «journée de la colère», des interpellations

L’opposition et plusieurs mouvements citoyens appelaient ce jeudi à une journée d’action dite « journée de colère » contre le maintien au pouvoir du président Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016. Une nouvelle élection est prévue seulement fin 2018. Deux cadres du Rassemblement de l’opposition (Rassop) ont été libérés mardi après-midi, selon la police. Les autres membres de l’opposition interpellés dans la journée sont toujours en garde à vue.

Le chef de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a confirmé l’interpellation d’une dizaine de membres du Rassemblement : ils ont été transférés au commissariat de Limete pour y être entendus. Il leur est reproché d’avoir bravé l’interdiction de manifester. Par ailleurs, quatre cocktails Molotov ont été saisis, selon la police. Une information que ne confirment pas les témoins.

Martin Fayulu et Jean-Bertrand Ewanga, du Rassemblement de l’opposition (Rassop), ont été libérés mardi après-midi, a indiqué le chef de la police kinoise. Tous deux sont députés, et ont été libérés en cette qualité, selon la police. Les autres membres de l’opposition interpellés sont toujours en garde à vue.

A la mi-journée, Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’UDPS, et Martin Fayulu, responsable de la mobilisation au sein du Rassemblement de l’opposition (Rassop), se préparaient à rejoindre la « marche de la colère » à laquelle l’opposition avait appelé, marche interdite à Kinshasa. Mais ils ont eu à peine le temps de faire cinquante mètres avant que la police intervienne, brutalement. Martin Fayulu a ainsi été traîné dans une jeep de la police de couleur noire. Plusieurs cadres de l’UDPS ont également été embarqués.

Plus tôt dans la matinée, Martin Fayulu avait reçu RFI et avait raconté comment la police avait, à plusieurs reprises, tenté de le dissuader de rejoindre la marche. « Ces militaires et policiers qui sont postés ici, essaient de nous agresser. Ils ont essayé d’entrer pour faire sortir tout le monde. Ils sont dehors et on se regarde en chiens de faïence ! »

Félix Tshisekedi est pour ce qui le concerne bloqué à son domicile par la police qui a procédé à l’évacuation de militants qui s’étaient rassemblés autour de sa maison.

rfi

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