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La relation entre un entraîneur et ses joueurs ressemble à celle qui lie n’importe quel couple. Entre petites jalousies, reproches à répétition et divergences de point de vue, il arrive que des tensions apparaissent, jusqu’au point de rupture. Top 10 des coachs virés après avoir été lâchés (lynchés) par le vestiaire.
1- Claude Puel à l’Olympique Lyonnais
Lorsque Claude Puel débarque à Lyon à l’été 2008, le club sort de 7 titres consécutifs de Champion de France. Recruté pour faire franchir un cap à l’équipe au niveau européen, avec un rôle de manager à l’anglaise et des pouvoirs accrus, l’ancien coach lillois va peu à peu se mettre tout le monde à dos. A commencer par les cadres de l’équipe, agacés par le côté chefaillon et peu ouvert au dialogue de leur entraîneur. Cris, l’ancien Capitaine lyonnais raconte : “Il a voulu tout changer sans rien demander à personne, même aux gens qui connaissaient mieux le club que lui : Bernard Lacombe, Joël Bats, Sonny Anderson… Il a toujours gardé sa ligne de conduite”. Résultat, en 3 saisons Puel ne va rien gagner si ce n’est l’animosité du vestiaire, des dirigeants et des supporters qui le poussera à quitter ses fonctions au terme de la saison 2010-2011.
2- Carlo Ancelotti au Bayern Munich
Le Bayern Munich fut le premier club à virer Carlo Ancelotti en plein milieu d’une saison. La faute à des résultats en berne (normal en Allemagne) et quelques tensions tenaces avec certains piliers du vestiaire, à commencer par Arjen Robben, mécontent de son temps de jeu. Dans la foulée, 5 joueurs, dont Thomas Muller et Robert Lewandowski auraient exigé le départ du coach italien. Une déroute 3-0 face au PSG en Ligue des Champions scella définitivement le sort d’Ancelotti, avec pour épitaphe, ces mots du Directeur général du club, Karl-Heinz Rummenigge : “Ce que nous avons vu aujourd’hui n’était pas le Bayern Munich.” RIP
3- Andre Villas-Boas à Chelsea
Présenté comme un José Mourinho en plus jeune, le coach portugais, qui fit des miracles avec le FC Porto (triplé Ligue Europa, Championnat et Coupe en 2010-2011), va mettre tout le monde d’accord en seulement 9 mois. Des joueurs, aux supporters en passant par les dirigeants, tous applaudirent le départ du Special Two. Son erreur ? Avoir voulu mettre de côté les patrons de l’effectif, comme lors de cette rencontre de Ligue des Champions perdue face à Naples, où Andre Villas-Boas décida de laisser Frank Lampard, Ashley Cole et Michael Essien sur le banc. Bizarrement, son départ et l’arrivée de Roberto Di Matteo, son adjoint à la tête de l’équipe, coïncidera avec le retour en grâce de Chelsea qui terminera la saison sur un titre en Ligue des Champions (victoire face au Bayern aux penaltys) et en FA Cup.
4- Marcelo Bielsa à l’OM
Si la méthode Bielsa semble fonctionner pour le moment du côté de Leeds, elle a laissé pas mal de traumatismes en Ligue 1. Notamment à Marseille, où malgré une première partie de saison en trombe, les joueurs ont peu à peu semblé lâcher leur coach, entre ceux qui lui reprochaient de ne pas jouer à leur vrai poste, et ceux (parfois les mêmes) qui jugeaient ses méthodes trop radicales. Florian Thauvin aurait ainsi eu quelques mots doux avec Bielsa lors d’une séance d’entraînement, ce qui lui vaudra plusieurs rencontres sur le banc. D’autres joueurs comme Romain Alessandrini furent nettement plus véhéments déclarant « On ne prenait pas de plaisir à l’entraînement : que des passes, des trucs tactiques, des courses, et très peu de jeu. Dans le vestiaire, on en avait marre. Ça a fonctionné les six premiers mois.». Ce ne sont certainement pas les joueurs lillois qui le contrediront !



