Des dizaines de milliers de personnes – 250 000 selon les organisateurs – étaient réunies dimanche 23 juin 2019 à Prague pour réclamer à nouveau la démission du président du gouvernement, Andrej Babis. Malgré l’ampleur de ce rassemblement, inédit depuis la révolution de Velours il y a 30 ans, le paysage politique tchèque ne devrait pas être chamboulé.
Des dizaines de milliers de Tchèques sont venus exprimer, dimanche, leur rejet du président du gouvernement Andrej Babis, soupçonné de fraude aux subventions européennes par la Commission et accusé notamment de dérive autoritaire et de conflit d’intérêts. « La situation actuelle est inacceptable, mais la course sera probablement longue », prévient un organisateur de la manifestation.
En fait, les jeunes membres de l’ONG « Million de moments pour la démocratie » mobilisent régulièrement des dizaines de milliers de gens depuis des mois. Ils ont tenu leur pari, atteignant cette fois un record dans un lieu très symbolique, le parc Letna et son immense esplanade où, il y a trente ans, d’autres manifestants avaient contribué à la chute du communiste en Tchécoslovaquie.
Pour les manifestants, il s’agissait avant tout de dénoncer M. Babis comme une menace pour la démocratie et l’indépendance juridique du pays. À cela s’ajoutent des soupçons de collaboration avec la police secrète avant 1989. Le Premier ministre nie en bloc et refuse de démissionner.

Il a quand même reculé un petit peu par rapport aux manifestants, je pense qu’il prend l’ampleur en compte, et aussi l’effet que ça peut avoir sur ses partenaires politiques
Rfi



