Trois jours après le séisme, les bilans ne cessent d’augmenter. Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,8, survenu lundi à l’aube, a détruit des villes entières dans le sud-est de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie. Selon les derniers bilans officiels publiés vendredi 10 février, au moins 21 719 personnes sont mortes, 18 342 en Turquie et 3 377 en Syrie.
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Un premier convoi d’aide est entré dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie. Six camions sont entrés en territoire syrien depuis la Turquie par le poste-frontière de Bab Al-Hawa. Selon un responsable du poste-frontière, il s’agit d’une aide qui était attendue avant le séisme d’une magnitude de 7,8 et les secousses – plus d’une centaine – qui ont dévasté la Syrie et la Turquie.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait savoir dans un communiqué que ce convoi, transportant couvertures, matelas, tentes, matériel de secours et lampes solaires, devrait couvrir les besoins d’au moins 5 000 personnes. L’organisation des casques blancs, des secouristes qui opèrent en zones rebelles syriennes, a cependant fait part de sa « déception », estimant que cette aide était « routinière » et non spécifique à la recherche de survivants dans les décombres.
L’arrivée d’aide dans ces zones rebelles est compliquée, les dégâts causés par le séisme rendant difficilement praticables les routes d’accès à Bab Al-Hawa, unique point de passage actuellement garanti par l’Organistion des Nations unies (ONU). De son côté, la Turquie a annoncé qu’elle s’employait à ouvrir deux autres passages frontaliers avec la Syrie afin de permettre l’acheminement de l’aide. « Pour des raisons humanitaires, nous visons aussi l’ouverture des postes-frontières avec les régions sous contrôle du gouvernement » de Damas, a dit le ministre des affaires étrangères turc, Mevlüt Çavusoglu.
Avec Le Monde



