La Commission ad hoc, chargée d’examiner l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko, va continuer ses travaux sans les députés membres, Cheikh Bamba Dièye et Moustapha Guirassy. Ces derniers viennent de claquer la porter de cette commission estimant qu’il y a des vices de procédures dans la démarche de cette commission mise en place par l’Assemblée nationale, dans le cadre de ‘’l’affaire Sweet Beauty’’.
“Lors des travaux, nous avons remarqué M. le Président des options qui, à coup sûr, vont remettre en cause un des piliers fondamentaux de l’Etat de droit : la séparation de pouvoirs et l’indépendance de l’Assemblée nationale. En effet le fonctionnement de la commission montre à suffisance que l’Assemblée nationale est entrain de renforcer et de consacrer son inféodation au pouvoir exécutif par le biais du parquet qui lui dicte la conduite à tenir. Ainsi, vous avez refusé à la commission de jouer son rôle de « juge d’instruction du Parlement pour mieux l’éclairer dans la grave décision qu’elle est amenée à prendre”, lit-on dans leur lettre de démission adressée au président de ladite commission. Ils ajoutent : “monsieur le Président, la décision de levée de l’immunité parlementaire n’est pas banale et c’est pour cette raison que le règlement intérieur de l’assemblée nationale a donné des pouvoirs importants à la commission ad hoc pour mettre à sa disposition toutes les informations nécessaires pour lui permettre de prendre sa décision avec sérénité et en toute connaissance de cause. Vous avez décidé de ne pas mettre en œuvre les pouvoirs dont disposent la commission, remettant ainsi en cause fondamentalement sa souveraineté.”
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