Dans une déclaration de presse publiée, le Conseil de sécurité a rejeté l’annonce de la création d’une autorité gouvernementale parallèle dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (RSF). Ses membres ont exprimé leur vive préoccupation quant aux implications de telles actions qui représentent une menace directe à l’intégrité territoriale et à l’unité du Soudan et risquent d’exacerber le conflit en cours au Soudan, de fragmenter le pays et d’aggraver une situation humanitaire déjà désastreuse. Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé sans équivoque leur attachement inébranlable à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan. Ils ont souligné que toute mesure unilatérale qui porterait atteinte à ces principes menacerait non seulement l’avenir du Soudan mais aussi la paix et la stabilité de la région dans son ensemble. Ils ont réitéré que la priorité est que les parties reprennent les pourparlers pour parvenir à un cessez-le-feu durable et créer les conditions nécessaires à une résolution politique du conflit, impliquant tous les acteurs politiques et sociaux soudanais afin de rétablir une transition politique crédible et inclusive vers un gouvernement national démocratiquement élu après une période de transition dirigée par des civils pour réaliser les aspirations du peuple soudanais à un avenir pacifique, stable et prospère, en pleine conformité avec les principes d’appropriation nationale.
Les membres du Conseil de sécurité ont également rappelé la résolution 2736 (2024), qui exige que les RSF lèvent le siège d’El Fasher et appelle à l’arrêt immédiat des combats et à la désescalade dans et autour d’El Fasher, où la famine et les conditions d’insécurité alimentaire extrême risquent de se propager. Ils ont également exprimé leur vive préoccupation face aux informations faisant état d’une nouvelle offensive des RSF à El Fasher. Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté les RSF à permettre un accès humanitaire sans entrave à El Fasher.
Les membres du Conseil de sécurité ont également condamné les attaques signalées ces dernières semaines dans la région soudanaise du Kordofan par les parties, qui ont causé la mort d’un grand nombre de civils. Les membres du Conseil ont également exprimé leur profonde préoccupation face aux conséquences du conflit, notamment aux attaques contre les opérations humanitaires. Ils ont appelé les parties au Soudan à autoriser et faciliter un access.in humanitaire sûr et sans entrave, d’une manière conforme aux dispositions pertinentes du droit international.
Les membres du Conseil de sécurité ont exigé que toutes les parties au conflit protègent les civils et respectent leurs obligations en vertu du droit international, et respectent la résolution 2736 (2024), ainsi que leurs engagements au titre de la Déclaration de Djeddah. Ils ont en outre appelé toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire. Les membres ont appelé à ce que tous les auteurs de violations graves soient tenus pour responsables.
Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté tous les États Membres à s’abstenir de toute ingérence extérieure visant à fomenter des conflits et l’instabilité, à soutenir les efforts en faveur d’une paix durable, à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2750 (2024).
Les membres du Conseil de sécurité ont également réaffirmé la solidarité et l’engagement inébranlable du Conseil à continuer de soutenir le Soudan et son peuple dans leurs aspirations à rétablir une paix, une sécurité, une stabilité et une prospérité durables dans leur pays pour le bénéfice de tous les Soudanais.
Sunuafrik radio



