Monday, July 15, 2024
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Tunisie: après le deuil, le dépôt des premières candidatures à la présidence

Les membres de l’Isie se tiennent à une minute de silence en hommage à Béji Caïd Essebsi, à Tunis, le 30 juillet 2019.

Au lendemain de la trêve politique, suite au décès du président Béji Caïd Essebsi, l’instance chargée des élections a ouvert ses bureaux, le 2 août au matin. Les premières candidatures ne se sont pas fait attendre.

De 8h à 18h, du 2 au 9 août, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) reçoit, à Tunis, son siège principal, les demandes de candidatures à l’élection présidentielle anticipée du 15 septembre 2019.

► Lire aussi : La prochaine campagne présidentielle s’annonce intense

Et dès l’ouverture des bureaux, les aspirants à la charge se sont pressés aux portes, explique Farouk Bouasker, vice-président de la structure.

Deux heures après l’ouverture des portes, l’Isie avait ainsi déjà reçu « 8 candidats qui ont déposé leur demande ». Il faut dire que le premier arrivé a droit de porter le numéro 1 sur le bureau de vote. Donc, « l’ordre de dépôt des demandes est très important pour les candidats ».

Ces premiers arrivés sont « des personnalités politiques connues, des chefs de partis et aussi des personnalités indépendantes », d’après Farouk Bouasker. Le Premier ministre Youssef Chahed ne s’est en revanche pas encore présenté devant l’Isie.

Critères à respecter

Pour les premiers candidats à la présidentielle présents dès 7h du matin devant l’Isie, le plus difficile était de respecter les critères de la loi électorale pour se présenter, comme pour la présidentielle de 2014.

« Ce sont les mêmes critères, le même nombre de parrainages qui sont exigés soit 10 députés, soit 40 maires, soit 10 000 électeurs répartis sur 10 circonscriptions », précise Hasna Ben Slimane, porte-parole de l’Instance.

Pour Abir Moussi, la candidate et présidente du Parti destourien libre, il faut compter sur la nouvelle donne. C’est la première fois que ce scrutin se tient avant celui des législatives.

« C’est très important pour nous d’être présents aussi bien au parlement qu’à la présidence, insiste Abir Moussi, parce que notre programme est un programme de sauvetage national, de salut national donc. On doit garantir les plus fortes chances pour l’appliquer. »

Reconnaissance

Pour d’autres candidats, ce premier jour est une forme de reconnaissance à l’instar de Nabil Karoui, homme d’affaires et président du mouvement Au Coeur de la Tunisie. Il y a plus d’un mois, le parlement avait voté des amendements électoraux pour exclure des candidats comme lui, actuellement sous enquête judiciaire pour corruption et blanchiment d’argent. Mais ces amendements n’ont pas été promulgués par le président défunt.

« Aujourd’hui je suis très heureux, se réjouit Nabil Karoui, la démocratie tunisienne a vaincu, et les Tunisiens vont pouvoir choisir pour qui voter et qui élire. »

Une fois les candidatures déposées, l’Isie a jusqu’au 31 août pour vérifier leur conformité. Une course contre la montre puisqu’à partir du 2 septembre, la campagne électorale sera lancée.

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