Lors d’un point de presse organisé hier à Mbour, Cheikh Issa Sall, ancien magistrat de la Cour des Comptes et tête de liste de la coalition UNITE, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives autoritaires du régime en place. Cette sortie intervient après un incident survenu à la frontière nord du Sénégal, alors qu’il tentait de se rendre en Mauritanie pour se recueillir auprès de son guide religieux* .
Selon lui, cette expérience met en lumière un climat politique de plus en plus restrictif.
Cheikh Issa Sall raconte qu’il a été bloqué pendant plusieurs heures par les autorités sénégalaises à la frontière, sous prétexte d’attendre des instructions de leur hiérarchie. Il souligne que ce retard n’était pas justifié, et qu’il a finalement décidé de rebrousser chemin après avoir constaté que les agents n’avaient pas reçu d’ordre clair. Ce qu’il perçoit comme une tentative d’intimidation lui fait dire que le droit fondamental à la liberté de circulation est aujourd’hui menacé, en particulier lorsque ces déplacements sont liés à des pratiques religieuses.



