Selon le quotidien L’Observateur, c’est le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, qui a déclenché la procédure en adressant une requête officielle au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, Ibrahima Ndoye.
Malgré la loi d’amnistie votée sous l’ancien régime de Macky Sall, certains crimes ne sauraient être couverts, notamment les meurtres, assassinats, actes de torture et autres exactions susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité, ajoute le journal cité par Emedia.
Le flou juridique entourant la portée de l’amnistie a longtemps freiné le processus, mais des clarifications récentes permettent à la justice d’engager les poursuites sur les crimes de sang.
Un travail préparatoire minutieux a été effectué pour baliser le terrain juridique et enclencher une traque méthodique, note le journal. Les premières convocations seraient imminentes, notamment celles des victimes de torture et des familles endeuillées. L’objectif est d’établir les responsabilités, de remonter les chaînes de commandement et, peut-être, d’atteindre les plus hauts niveaux de l’État de l’époque.
Violences politiques sous Macky Sall: le procureur enclenche la traque judiciaire sur les 80 morts
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