La Première puissance se prépare à l’investiture de son nouveau président, Joe Biden. À 24h de ce grand évènement, le centre-ville de Washington s’est montré aux allures de camp retranché. La sécurité est mise au premier plan. Des dizaines de milliers de membres de la Garde nationale ont été déployés dans la ville. Une large « zone rouge », entièrement barricadée, a été mise en place de la Maison Blanche à la colline du Capitole, où Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment, mercredi 20 janvier.
« On dirait une zone de guerre », lance un chauffeur de taxi sur le micro du reporter de Rfi. Il n’a jamais vu ça en 40 ans de métier. « Regardez, toutes les sorties vers le centre-ville sont fermées. La 14e, la 12e… toutes les rues qui mènent au capitole sont fermées ». Au moins 20 000 membres de la garde nationale, venus des quatre coins du pays, sont actuellement déployés dans la ville de Washington, notamment dans cette « zone rouge » qui entoure les lieux de pouvoir du gouvernement fédéral. Des renforts sont en train d’arriver : les réservistes seront 25 000 d’ici l’investiture mercredi.
Une investiture sans public
Cette investiture va se dérouler dans un contexte sécuritaire et sanitaire totalement inédit. Dow n’assistera pas à la cérémonie. Elle se dit encore sous le choc de l’intrusion des partisans de Donald Trump dans le Capitole et explique ne pas reconnaître son pays aujourd’hui. « La maire de Washington et Joe Biden ont recommandé de ne pas faire le déplacement. Pas besoin de jouer avec le feu », lance Paul Pickun. Il n’assistera pas non plus à la cérémonie. « Il faut réparer ce pays. On n’a pas besoin de faire la fête, on a besoin d’être soulagés. On pourra faire la fête plus tard ! Là on a surtout besoin de mettre un terme à la douleur que nous ressentons tous ».
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