AccueilECONOMIEAmazon : « Le diable est dans les emplois »

Amazon : « Le diable est dans les emplois »

Pertes et profits. Amazon a cru opportun, ce mardi 2 juillet, d’annoncer la création de 1 800 emplois sur le territoire français, au moment même où Conforama présentait un plan de suppression de 1 900 postes. La comptabilité semblait presque parfaite. Sauf pour les manifestants, qui se sont massés devant les entrepôts de Clichy, Lille et Toulouse, exigeant l’arrêt de l’expansion de l’américain en France, qui prévoit d’ouvrir trois nouveaux sites. Le diable est dans les emplois, a expliqué la coalition d’écologistes et de « gilets jaunes » qui accuse l’entreprise de vouloir détruire à la fois le climat et les magasins traditionnels.

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Cette polémique soulève trois questions qui méritent d’être posées, mais pas d’être confondues. La première est celle de la qualité des emplois créés par rapport à ceux qui sont supprimés. Amazon recrute aux deux bouts de la chaîne. D’un côté, des ingénieurs informatiques et autres experts en intelligence artificielle et, de l’autre, des magasiniers, livreurs et agents de maintenance. De vendeurs point. Tout le contraire de Conforama, dont une bonne partie des employés se tient face au client pour vendre canapés et armoires.

Un des premiers employeurs mondiaux

Cette mutation de l’emploi n’a pas attendu Amazon pour s’exprimer. Le métier de chauffeur est l’un des plus recherchés en France, comme ailleurs. La logistique est désormais le nerf de la consommation, comme on peut le constater aux abords de toutes les grandes villes de France, où s’alignent des kilomètres de hangars métalliques.

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