Euro 2016: l’Italie élimine l’Espagne, double tenante du titre

L’Italie a réussi un bel exploit en éliminant l’Espagne (2-0) en huitièmes de finale de l’Euro, ce lundi au Stade de France.

Choc annoncé des 8es de finale, le duel entre l’Espagne et l’Italie n’aura pas été à la hauteur des promesses. La faute aux champions d’Europe en titre, qui sont passés à côté de leur match. Le mérite en revient pleinement aux joueurs d’Antonio Conte. Loin de l’image attentiste affichée depuis le début de l’Euro, ces derniers ont d’emblée pris les choses en mains. Ça les a longtemps soustraits au jeu de possession usant de leur adversaire et, grâce à des remontées de balle simples et efficaces, leur a permis de signer les principales occasions de la première mi-temps.

De Gea a retardé l’échéance avec quelques parades de classe (8e devant Pellè, 11e devant Giaccherini) mais le gardien espagnol a relâché un coup franc d’Eder sur lequel Giaccherini a été le plus prompt avant que Chiellini n’achève le travail (1-0, 33e). Un avantage logique et mérité auquel les Italiens allaient héroïquement s’accrocher avant de placer des banderilles en contre (55e, 62e). Les Espagnols ne se sont pas affolés mais ils ont eu toutes les peines du monde à déséquilibrer le bloc transalpin. Et quand ils sont parvenus à trouver une ouverture, Buffon veillait (76e, 77e, 87e) comme sur cette exceptionnelle parade à bout portant devant Piqué à la 88e minute. Sur un ultime contre, Pellè a tué le suspense en profitant d’un centre dévié de Darmian (2-0, 90e+2).

Giorgio Chiellini, buteur mais pas que

Laissé au repos contre l’Eire (0-1) pour le faire souffler et car il était sous le coup d’un avertissement, le défenseur central italien est au bon endroit au bon moment pour concrétiser la domination italienne sur un coup franc tiré par Eder et où il a bien suivi (1-0, 33e). Mais cela ne doit surtout pas atténuer son bilan défensif, où il fut une fois de plus irréprochable. Avec ses compères de la Juve, il a complètement muselé les attaquants espagnols, avec brio pendant une heure (domination aérienne, anticipation, décrochage sur Iniesta quand il venait roder à l’entrée de la surface) puis à l’énergie et à l’expérience dans la dernière demi-heure, alors que les Ibères faisaient le siège de la défense transalpine. Une grande performance.

Lequipe.fr