Un calme précaire règne toujours à Libreville, la capitale gabonaise plus de trois semaines après les violences postélectorales du 31 août dernier.
A Libreville, où la réélection d’Ali Bongo a soulevé une vague de contestation, une importante présence policière, militaire et gendarme est visible dans les principales artères au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle.
Vendredi, tard dans la nuit, la haute juridiction gabonaise a confirmé la réélection du Chef de l’Etat sortant avec 50,66% contre 47,24% à son challenger Jean Ping au terme du contentieux électoral.
L’opposant dénonce un “déni de justice”, et continue de se proclamer “président élu”.
Dimanche, les Etats Unis et l’Onu ont dit prendre “note” de la réélection du président gabonais.
La France par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean Marc Ayrault constate que l’examen des recours n’a pas permis de lever tous “les doutes”.
Pour sa part, la mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne au Gabon a “regretté” que la Cour constitutionnelle “n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des “votes” de l’élection du 27 août.
Dans un communiqué, la mission note que “la Cour est contrainte de statuer sur des procès-verbaux fournis par la Commission électorale”.
De son côté, l’Union africaine (UA) par le biais de son président en exercice, le tchadien Idriss Deby Itno, ont dit “prendre acte de la décision de la Cour constitutionnelle”.
Le Maroc a également dit “prendre acte” de la réélection d’Ali Bongo.
Les Nations unies ont par ailleurs demandé “la libération des personnes détenues de façon arbitraire”.
Les autorités françaises quant à elles ont invité le gouvernement gabonais à ne pas s’éloigner “des normes internationales en matière de droits de l’Homme et de l’Etat de droit”.
Paris a aussi demandé au camp Ping ” de récuser l’action violente et de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-être du pays”.
Sur RFI, le président Bongo a indiqué, “Nous n’avons besoin de personne pour parler des problèmes du Gabon”. Il a en outre déclaré que “l’ingérence n’est pas une bonne chose”.
bbc



