C’est la question que nous nous posons aujourd’hui, sur le continent africain, la politique fait partie des secteurs qui n’ont pas évolués. Ceux qui sont au pouvoir présentent des résultats de misères, de corruptions, de guerres, d’oppressions, d’incompétences etc. Les opposants aussi ne font pas mieux qu’un silence assourdissant.
La lutte pour accéder au pouvoir n’a jamais été aussi simple en Afrique, après une tentative non réussie les opposants africains s’éclipsent généralement de la scène politique en attendant la prochaine campagne présidentielle. Mais la politique devrait elle se limiter à ça? Nous disons non! Malheureusement c’est le constat partout, des opposants font des compromissions avec le pouvoir au détriment des militants, des alliances contre natures et on fait du mutisme sur les questions d’intérêts nationales qui interpellent chacun dans son devoir d’opposant, conséquence les peuples paient le plus lourd tribut.
Dans l’autre cas de figure, c’est le pouvoir qui fabrique des prisonniers politiques dans les rangs de l’opposition et leur libération constitue après un moyen d’échange politique, ce qui a pour but de faire taire ses opposants. Sous nos tropiques, il n’est pas aussi rare de voir des présidents fabriquer des opposants pour les accompagner à la présidentielle parce que personne ne veut s’aventurer car les résultats sont connus d’avance. Les opposants africains doivent comprendre qu’ils ont une mission de contre-pouvoir, leur rôle n’est pas de s’accoquiner avec le pouvoir, la politique n’est pas le lieu d’enrichissement ni le lieu de compromission.
Le constat, il est amer un peu partout dans les pays africains les opposants sont dans un silence total après les élections c’est à se demander s’il en existe, personne ne parle encore. D’autres pratiquent la politique de la chaise vide en boycottant les dialogues avec le pouvoir, certains oublient leur militants attendant une autre élection. Il faut que l’Afrique repense sa manière de voir ou de faire la politique, les pays africains doivent se doter de textes solides pour éviter d’abord l’effectif pléthorique des partis politiques, le nomadisme politique que la liberté d’opinion soit un acquis, l’obligation pour les hommes politiques d’animer régulièrement la société au quotidien sur les questions d’intérêts nationales.
Les opposants aussi doivent avoir une vision, ce qui manque beaucoup en Afrique, rare des hommes politiques sur le continent ne peuvent vous présenter un livre avec une vision claire du developpement.la politique sur le continent devient de plus en plus un milieu sauvage, ou on ne fait que passer d’élection à des crises post électorales. Quand allons-nous comprendre que le développement du continent passe aussi par une bonne formation politique? Tout à un prix.
Albert Nagreogo
Sunuafrikradio.com



