En Algérie, après deux jours de protestations dans les régions de Béjaïa et Alger, le calme est revenu. Plus de routes barrées ni de commerces attaqués. Mais la présence policière a été renforcée.
Dans les rues de la capitale, des policiers circulent avec des cartouches de gaz lacrymogène accrochées autour du torse, et des bâtons utilisés habituellement lors des manifestations. Des fourgons anti-émeutes sont garés dans certains quartiers, et dans le centre-ville, les forces spéciales ont patrouillé. Le dispositif est impressionnant. Les consignes sont claires, les autorités ne veulent pas de routes bloquées dans la capitale.
Dans la région de Béjaïa, les habitants témoignent également d’un renforcement de la présence des forces de sécurité. Si le calme est revenu, les hommes politiques ont commencé à réagir. Jeudi 5 janvier, le FLN a appelé les Algériens à la vigilance. Si l’appel à la grève des commerçants comptait dénoncer la politique d’austérité, le premier parti du pays répète que le président Bouteflika veut protéger les plus faibles et le pouvoir d’achat.
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lui, s’est exprimé pour la première fois jeudi. Il est convaincu que les violences sont une tentative de déstabilisation du pays.
Dans les villes où les commerçants étaient en grève, des réunions avec les autorités locales ont permis la réouverture des magasins.
rfi



