Après plusieurs mois de blocage par des tribus fidèles à Khalifa Haftar de la production pétrolière, un militaire responsable des terminaux pétroliers a annoncé, mardi 18 août, la fin du blocus. Mais cette ouverture des terminaux semble temporaire.
Le général Naji al-Moghrabi, chef des gardes des installations pétrolières parle d’une ouverture « limitée » qui ne concerne pour le moment que « l’exploitation des hydrocarbures stockés ». De plus, jeudi 20 août, le porte-parole de l’armée nationale libyenne Ahmad al-Mismari, affirme que « l’ouverture est provisoire » pour vider les réserves de pétrole, déjà extraites et pour les stocker sur les lieux.
Pression des États-Unis
Les États-Unis ont exercé énormément de pression sur le camp de Khalifa Haftar pour la réouverture des champs pétroliers. Des champs situé dans leur majorité à l’est libyen et fermés depuis janvier 2020. Stephanie T. Williams, la représentante de l’ONU à Tripoli, avait réitéré cette semaine son appel pour la reprise de la production. Mais le camp de l’Est veut obtenir des garanties sur la distribution des revenues pétrolières.
Lors de la rencontre le 10 août au Caire, entre Aguila Saleh, le chef du Parlement libyen, et Richard Norland, l’ambassadeur américain à Tripoli, il a été question du pétrole et de la reprise de la production. Saleh avait réclamé des garanties pour une distribution juste et équilibrée des revenues pétroliers. Le camp de l’Est libyen accuse Tripoli de voler l’argent du pétrole ou de le dépenser auprès des milices.
Selon le gouvernement d’union nationale (GNA), les pertes engendrées par le blocus pétrolier ont atteint plus de 8 milliards de dollars pour les caisses publiques.
rfi



