L’Irlande du Nord décroche son premier succès dans un Euro face à l’Ukraine

Face à une décevante équipe d’Ukraine, les joueurs de Michael O’Neill ont décroché un succès historique (2-0) et se relancent dans la course aux 8es de finale.

Eh oui, les Verts peuvent gagner à Lyon ! Bon, les Verts et Blancs d’Irlande du Nord, admirables d’engagement et d’énergie jeudi après-midi face à l’Ukraine, et qui n’ont pas du tout usurpé le premier succès de l’histoire de leur pays à l’Euro. Soutenus par pluis de 20 000 supporters déchaînés de bout en bout, ils ont d’abord pensé à défendre, puis se sont détachés après le repos, grâce à une tête de McAuley puis un but de McGinn dans le temps additionnel. Les voilà relancés dans la course à la qualification pour les 8es, où ils pourraient tout à fait affronter la France. Cette deuxième défaite en revanche met une pression énorme sur l’Ukraine, trop lente à se montrer dangereuse.

Hormis une frappe lointaine et cadrée de Dallas (4e), il ne se passa pas grand-chose de passionnant durant la première demi-heure, marquée par une domination stérile de l’Ukraine, plus à l’aise techniquement. Sous des trombes d’eau, l’Irlande du Nord abusait de longs ballons, sans succès, malgré l’activité de Washington en pointe. L’attaquant de QPR pensa obtenir un penalty après une charge de Hacheridi dans la surface, mais M. Kralovec ne siffla rien (28e). Le dernier quart d’heure fut à l’avantage des partenaires de Steven Davis, auteur d’un centre-tir dangereux obligeant Piatov à une claquette (42e), quelques minutes après une tête de Cathcart de très peu à côté (34e).

Les Nord-Irlandais ne relâchèrent pas leur proie, et sur un bon coup franc de Norwood au deuxième poteau, McAuley trompa la vigilance de Macheridi pour ouvrir le score de la tête (0-1, 49e). Selezniov, toujours de la tête, faillit égaliser sur un service de Konoplianka (51e), mais McGovern fut vigilant. Puis le déluge redoubla d’intensité, la grêle obligeant même l’arbitre à interrompre le match deux minutes. L’Ukraine mit alors un peu plus de cœur et d’intensité dans ses offensives. Une tête cadrée de Zinchenko (85e), une tentative lointaine de Iarmolenko (89e), rien ne suffisait, et en contre, comme souvent dans ce type de fin de match, McGinn reprit de près une frappe de Dallas mal repoussée par Piatov (0-2, 90e + 6), déclenchant une ovation monstre des supporters nord-irlandais.

N’oubliez pas McGovern

Dans le menu Big Mac servi chaud par les Nord-Irlandais à l’Ukraine, il y eut les deux buteurs, McMauley et McGinn, mais n’oublions surtout pas de mentionner le troisième Mc, McGovern, le gardien, qui fit très bien ce qu’il eut à faire, surtout après le repos, avec des prises de balles nettes dans les airs ou un bon coup d’œil sur quelques frappes ukrainiennes.

Lequipe