Wednesday, February 21, 2024
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Mix énergétique : « le Sénégal est sur la bonne voie », Dr Malick Kane

La cherté ne doit pas être un frein au développement des énergies renouvelables. Le Directeur de l’Institut des Hautes Etudes en Energies estime que le solaire, quel que soit la lourdeur des coûts d’investissement, reste une alternative sérieuse et une opportunité pour réussir le mix énergétique. Entretien avec Dr Malick Kane DG de l’IHEE…

Dr Malick Kane, comment se porte la formation dans le domaine des énergies qui est très stratégique ?

Je suis moi-même enseignant en suisse. J’ai beaucoup travaillé dans le domaine de la conversion d’énergie. Donc c’est un métier que je connais très bien. Je connais le modèle de la formation professionnelle qui est performant sur place. C’est là que je me suis dit pourquoi ne pas venir l’adapter au pays mais ne pas se limiter à copier… Il faut le mettre sur place puisqu’il doit être développé ici au Sénégal et en Afrique.

Et donc l’idée m’est venue de créer cet Institut des Hautes Etudes en Energie qui essaye d’être transversal parce que les métiers de l’énergie ne sont pas encore bien connus. Au Sénégal quand on parle d’énergie on pense simplement aux énergies renouvelables. Donc il s’agit de combiner l’énergie des mines, de l’environnement, des énergies renouvelables et l’énergie industrielle.

C’est vrai que le Sénégal s’intéresse beaucoup au mix énergétique et c’est un objectif de l’Etat. Vous-y croyez ?

J’y crois fortement pour la bonne et simple raison que j’étais venu ici en 2012 pour parler de ce mix énergétique. Je parlais de l’utilisation du solaire qui devrait beaucoup intervenir dans notre mix énergétique et aujourd’hui, je suis content de voir la progression qui est en train d’être faite dans ce domaine. Il y a eu pas mal d’installations de centrales solaires qui sont maintenant sur un réseau qui participe déjà à la réduction des couts de production… On est sur la bonne voie.

Les investissements sont jugés lourds. Quelle doit-être la stratégie, pour développer cet accès à l’énergie renouvelable ?

On évoque souvent la cherté, parce qu’on se cantonne un peu sur l’investissement. Mais vous savez que dans le domaine de l’énergie, quand on investit, on le fait sur une longue durée : 20, 30, 40 ans etc… Il y a les coûts d’exploitation. La centrale à diésel que nous avons ici est coûteuse en termes d’exploitation.

J’aimerais bien, quand on parle de coûts, qu’on fasse la part des choses. Si on regarde sur le long terme, le solaire est moins cher que la centrale à diésel. Je n’aimerais pas qu’on parle simplement d’investissement mais c’est vrai que ça constitue des barrières.

On voit de plus en plus, dans certaines maisons qui utilisent des panneaux solaires. Est-ce que cela doit être une alternative pour les ménages ?

Je disais que ce n’est pas normal, maintenant, de rentrer dans une maison et de ne pas y trouver de solaire. On a le soleil à disposition, gratuitement, et qui est une énergie à bon marché. Il suffit d’acheter votre panneau, d’avoir votre installation bien faite, pour pouvoir exploiter votre propre énergie. Il y a eu des problèmes, au départ, liés à la formation du personnel.

Au début, il y a eu des panneaux solaires mal installés. C’est pourquoi ils n’ont pas bien fonctionnés. Les clients étaient frustrés un peu. C’est tout l’importance de la formation. Donc c’est tout un cycle. Il y a la formation du personnel, l’investissement, les installations et le fonctionnent. Tous ces éléments réunis peuvent permettre à chaque ménage de couvre la quasi-totalité de ses besoins en énergie électrique soit 30, 40 à 60% de ses besoins.

avec africapetromine.net

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