Le 25 novembre, treize militaires de l’opération Barkhane mouraient dans la collision de deux hélicoptères au Mali. À Pau, les familles de militaires sont proches de celles en deuil, alors que Noël apporte un peu de réconfort et d’espérance.
Plus de 20 °C, le 24 décembre : il règne une douceur estivale au pied des Pyrénées, quelques jours seulement après les vents violents qui ont frappé la région. Noël vient-il comme un baume apaisant sur la douleur de la ville et des régiments militaires de Pau, encore bouleversés par l’accident d’hélicoptères qui a causé la mort de treize hommes, le 25 novembre, dans les sables du Sahel ? Sept d’entre eux étaient basés à Pau.
« On n’en parle pas facilement, mais tout le monde y pense »,explique le père Jean-Jacques Dufau, curé de la paroisse du Christ-Sauveur. Après le temps de la sidération, de l’hommage national et des funérailles, c’est le silence qui s’impose. « Il faut écouter dans la discrétion, être disponible », souligne-t-il encore. Dans l’assistance de la messe de minuit, il y a des familles de militaires. Le prêtre veut rappeler la venue du Prince de la Paix : « Avec Noël, Dieu ne parle plus les langues anciennes. Dieu imprudent se penche à la rambarde du ciel et force le passage pour rejoindre les hommes. »
Le plus beau cadeau
La messe de Noël ne suffit pas à panser les cœurs. L’Église veut être présente, attentive, proche de ceux qui sont en deuil, mais aussi des familles de militaires qui ont un mari, un père encore là-bas, en opération extérieure au Mali et dans la région. Parce que la mission n’est pas terminée, et que la relève n’interviendra qu’à la fin du mois



