PALUDISME: LE PNLP ESCOMPTE UNE RÉUSSITE DE SES OBJECTIFS AVEC LES INTERVENTIONS À EFFICACITÉ PROUVÉE

L’impact de la mise en œuvre des interventions à efficacité prouvée qui sont menées dans la région de Kaffrine devrait permettre au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) d’atteindre à l’horizon 2020 les objectifs fixés dans son plan stratégique.

Dans un entretien accordé à l’APS, le docteur Ibrahima Diallo du PNLP souligne qu’outre la distribution de moustiquaires MILDA, qui est une intervention à haut impact recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le PNLP met en œuvre bien d’autres interventions à Kaffrine.

‘’On peut relever dans ce lot la prise en charge précoce avec les Test de diagnostic rapide (TDR) ou la microscopie et le traitement avec les ACT, mais également la prise en charge des cas de paludisme grave avec les molécules qui sont recommandées, comme la quinine’’, dit-il.

Entre autres moyens, il y a aussi l’Aspersion intra domiciliaire (AID), à laquelle deux districts de la région de Kaffrine ont recours. Il s’agit de Malem Hoddar et Khoungeul qui le font sur la base des ‘’hots spots’’, c’est-à-dire l’identification des postes de santé qui drainent le plus de cas de paludisme.

Il a relevé que chez la cible de 0 à 5 ans, aucun décès lié au paludisme n’a encore été enregistré dans la région médicale de Kaffrine en 2016.

‘’La région médicale de Kaffrine a enregistré pour l’année 2015 quelque 19 cas de décès dus au paludisme et tous ces cas concernent la tranche d’âge des 5 ans et plus’’, a fait savoir le médecin.

‘’Nous avons, a-t-il poursuivi, relevé 17600 cas de paludisme en 2015, comparé à 2014 où il a été noté 8600 cas de paludisme simple, avec 8 cas de paludisme grave, ainsi que 8 décès dont 1 chez les enfants de moins de 5 ans’’.

D’après lui, cela relève d’une bonne performance si ces chiffres énumérés sont comparés à ceux du niveau national où le nombre de décès se chiffre à 526, tandis que la morbidité proportionnelle est à 4,49 et la mortalité à 3,59.

A en croire le docteur Diallo, l’atteinte des objectifs fixés dans le plan stratégique 2016-2020, à savoir réduire de 75 % les cas de paludisme, réduire de 75% les décès dus au paludisme et rompre la chaîne de transmission dans les autres zones, dépend de plusieurs autres facteurs.

‘’Cela passe, entre autre, par le changement de comportement, le recours précoce aux soins, l’utilisation des moustiquaires, […]’’, a-t-il confié.

Il a souligné d’ailleurs que le PNLP compte beaucoup sur les élèves pour être des relais auprès de leur famille dans l’utilisation effective des moustiquaires imprégnées afin que la campagne de distribution qui vient de s’achever dans la région de Kaffrine puisse porter ses fruits.

‘’Nous voulons que l’utilisation des moustiquaires au niveau des ménages ait un impact réel en termes de diminution des cas dans la région de Kaffrine’’, a conclu le docteur Ibrahima Diallo.

APS