La Chine est en tête des nations pratiquant une pêche excessive. Les Japonais ne dorment pas assez. Le lac Baïkal menacé. Les irradiés de Semipalatinsk. Le doyen de l’humanité est-il javanais ?
C’est un constat fait par l’ONG SkyTruth. La Chine est en tête des nations pratiquant la pêche illicite. Chaque année, le pays pêche 13 millions de tonnes de poissons, soit 4 à 5 millions de trop, selon l’article du magazine américain Time. Ses armes ?
Une flotte imposante, une présence sur toutes les mers du monde, et un appétit — national et mondial — jamais assouvi pour le poisson. L’ONG américaine, en collaboration avec Google, a développé un logiciel de traitement de données combinant des images satellite basse définition et les signaux d’identification automatique (AIS) que les gros navires doivent émettre pour circuler en mer. Les données de localisation — ou l’absence momentanément de localisation — des flottes du monde entier permettent au programme, le Global Fishing Watch, de dresser des cartes précises des trajets de ces bateaux, de déceler leur activité en fonction de la manière dont ils se déplacent et de repérer jusqu’aux leurres de navigation.



