L’opération de la police a eu lieu en plein centre de Kinshasa, à Kingabwa jeudi. Vingt-trois personnes ont été appréhendées. Dans un communiqué, la police affirme que ces hommes avaient organisé une milice. Un groupe qui, selon les personnes arrêtées, devait suppléer la police et la sécurité pour défendre le pouvoir de Félix Tshisekedi en cas de tentative de déstabilisation.
La police annonce pour l’instant l’arrestation de vingt-trois personnes. D’autres ont pris la fuite et sont recherchées.
Pour Marcellin Chisambo, ancien conseiller politique de Joseph Kabila, le président Félix Tshisekedi était au courant de la formation de cette milice encadrée à Kingabwa, selon lui, par quelques éléments de la garde républicaine. Le général Sylvano Kasongo, chef de la police dans la capitale, se refuse lui, pour le moment, à tout commentaire sur cette affaire.
Quant au secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, il se demande si ceux qui accusent l’UDPS n’ont pas un problème psychologique. Selon lui, « on nous colle ces bêtises », « ceux qui réfléchissent de cette manière, leur place est au CNPP [Centre neuro-psycho-pathologique, NDLR] ». Pour Augustin Kabuya, « on n’a jamais pensé à une branche armée quand nous étions dans l’opposition, pourquoi le ferions-nous maintenant que nous avons le pouvoir ? Jusqu’à quand fera-t-on porter à l’UDPS tous les péchés d’Israël ? », poursuit le secrétaire général du parti présidentiel, pour qui le communiqué de la police est très explicite. Ce communiqué ne met pas en cause l’UDPS dans ce forfait.
RFI

