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RDC: la CIJ reporte les audiences consacrées aux réparations de l’Ouganda

Ce report est l’une des conséquences de la visite du président Félix Tshisekedi à Kampala le week-end dernier.
© Sumy Sadurni / AFP

Les audiences, reportées sur demandes des deux parties, devaient permettre de trancher la question des réparations des pillages menées par l’armée ougandaise lors de la deuxième guerre du Congo.

La Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé mercredi le report des audiences qui devaient débuter lundi. La lettre des deux parties demandant ce report est datée du 9 novembre, date de l’arrivée de Félix Tshisekedi en Ouganda, indique le communiqué très bref de la Cour internationale de justice. Selon l’un des avocats de l’État congolais, les deux chefs d’État auraient décidé de négocier.

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COMMUNIQUÉ: la #CIJ décide de reporter les audiences publiques consacrées à la question des réparations qui devaient débuter le 18 novembre 2019 dans l’affaire des Activités armées sur le territoire du Congo (#RDC c. #Ouganda) https://bit.ly/34WBKod 

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Il faut savoir que cette plainte avait été introduite par la RDC en 1999. A l’époque, Laurent Désiré Kabila est président et se retourne contre ses anciens alliés de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), les armées ougandaise, rwandaise et burundaise impliquées dans la deuxième guerre du Congo.

Le dossier est abandonné pour ce qui est de l’implication du Rwanda et du Burundi. La plainte est retirée par Kinshasa au lendemain de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila.

Plus de 10 milliards de dollars réclamés par Kinshasa

En revanche, la plainte est maintenue contre Kampala. Le pays est même condamné en 2005. La Cour internationale de justice précise qu’en « en se livrant à des actions militaires à l’encontre de la RDC, en occupant l’Ituri et en soutenant activement des forces irrégulières sur le territoire congolais », la République de l’Ouganda « a violé le principe du non-recours à la force dans les relations internationales et le principe de non-intervention ».

Une décision qui ouvrait donc le droit à des réparations. Malgré les pressions de la Cour, les deux États ne parvenaient pas à se mettre d’accord. Jusqu’ici, la RDC réclamait plus de 10 milliards de dollars.

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