En République démocratique du Congo (RDC), Lambert Mende, ancien porte-parole du gouvernement sous la présidence Kabila, député élu et candidat au poste de gouverneur du Sankuru, a été brièvement interpellé chez lui, dimanche. Il a, depuis, été ramené chez lui. En toile de fond, la découverte d’un diamant de 87 carats.
C’est sa famille qui a rapidement averti la presse internationale : l’ancien ministre de la Communication aurait été malmené et arrêté avec ses gardes du corps chez lui à domicile, dimanche 19 mai, à Kinshasa.
#RDC : @LambertMende interpellé chez lui à Kinshasa selon ses proches par des hommes se présentant comme des policiers et des militaires qui n’ont pas précisé le motif. L’ancien porte-parole est député du sankuru et candidat-gouverneur. Pas de confirmation officielle
— Sonia Rolley (@soniarolley) May 19, 2019
L’affaire fait très vite du bruit. Sa femme se dit très choquée et évoque l’immunité parlementaire de son mari. Du côté de la présidence, du gouvernement, comme des services de sécurité, on assure, dans les premières minutes, ne rien savoir de ce dossier.
Une affaire de diamant
Mais peu à peu, les langues se délient. Un groupe de creuseurs du Sankuru, la province natale de Lambert Mende, lui avait ramené un diamant de 87 carats. L’ancien ministre est alors revenu à Kinshasa avec les creuseurs et ce beau diamant, mais il assure avoir été un simple intermédiaire et avoir cherché à assister ses administrés pour préserver leurs intérêts. « Ces creuseurs sont financés par l’ancien ministre qui comptait garder le diamant pour lui », assure l’un de ses détracteurs. Selon Lambert Mende, le ministre intérimaire de l’Intérieur Basile Olongo cherchait à se faire remettre le diamant, contre leur volonté.
Pour l’ancien porte-parole, qui dit avoir été brutalisé par la police, il s’agit là d’un règlement de comptes avec Basile Olongo puisque leurs partis, dit-il, sont rivaux dans le Sankuru. Il l’accuse donc d’avoir ordonné cette arrestation et promet de porter plainte.
J’entends donner des suites politiques et judiciaires à ce que je considère comme un abus de pouvoir.
Rfi



