
Hemetti, le chef des miliciens FSR, signe l’accord entre les militaires et les civils au Soudan, le 17 juillet 2019.Au Soudan, toujours pas de date pour une reprise des négociations entre le régime militaire de Khartoum et les leaders de la contestation. Les discussions ont été interrompues cette semaine après la signature d’un accord politique. Du côté de la coalition d’opposition, des divergences sont apparues, menaçant de faire capoter les négociations avec le régime.
Depuis plus de 48 heures, l’opposition tente d’unifier ses positions à Addis-Adeba. Des divergences importantes sont apparues cette semaine au sein de la coalition d’opposition, qui regroupe plus d’une trentaine de mouvements : partis politiques, société civile, mouvements armés, syndicats.
Des exigences sur le Darfour et les réfugiés
Les groupes armés du Darfour notamment ont rejeté l’accord de partage du pouvoir, soutenant que des questions clés n’ont pas été abordées, comme la paix au Darfour, la marginalisation de certaines populations et la question des réfugiés.
Ils veulent que ces questions soient incluses dans un accord avant la formation d’un gouvernement de transition. Pour d’autres membres de la coalition, l’urgence est à la mise sur pied d’un gouvernement civil dès que possible.
Plusieurs membres de la coalition ont également demandé à ce que l’équipe de négociations soit élargie aux petits mouvements afin de prendre en compte leurs exigences.



