Sunday, May 26, 2024
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Soutien de Trump et ancien maire de New York : Rudy Giuliani, entraîné dans la chute de son mentor

Il était l’une des figures du système judiciaire américain sous la présidence de Ronald Reagan avant de devenir maire de New York. Rudy Giuliani menace de tomber, entraîné dans la chute de son mentor Donald Trump après son inculpation dans l’État de Géorgie aux Etats-Unis ce lundi 14 août.

Ce mercredi, il s’est livré aux autorités en Géorgie pour y faire prendre ses empreintes digitales, sa photo d’identité judiciaire, ou “mugshot”. “Cette inculpation est une parodie” de justice, a déclaré M. Giuliani à sa sortie de la prison du comté de Fulton à Atlanta, capitale de l’État, où il s’est officiellement constitué prisonnier avant de repartir en liberté sous caution.

“C’est une attaque non seulement contre moi et contre le président Trump, mais contre le peuple américain”, a-t-il affirmé aux dizaines de journalistes qui se bousculaient pour l’interroger par une chaleur écrasante, dans un enchevêtrement de micros et de câbles.

La procureure du comté “Fani Willis restera dans l’Histoire américaine comme celle qui a perpétré l’une des pires attaques contre la Constitution américaine”, a-t-il ajouté.

Homme politique décrédibilisé, avocat suspendu du barreau de New York – et peut-être bientôt de Washington – Giuliani est aujourd’hui accusé par la justice américaine d’avoir aidé Donald Trump à tenter d’inverser le résultat en Géorgie de l’élection présidentielle de novembre 2020. S’il est reconnu coupable, celui qui fêtera ses 80 ans le 28 mai 2024 encourt des années de prison.

L’ex-procureur antimafia, tout comme l’ancien président des États-Unis, fait partie des 19 personnes inculpées par la procureur de Géorgie Fani Willis, qui les poursuit en vertu d’une législation dite « RICO » (« Racketeering Influenced and Corrupt Practices »). Un texte contre la délinquance en bande organisée généralement utilisé contre la mafia et les gangs.

Image soignée depuis près de 40 ans

Procureur fédéral à New York dans les années 80, Rudy Giuliani, avait gagné respectabilité et popularité en étant le premier magistrat à s’en prendre aux cinq grandes familles mafieuses d’origine italienne de la mégapole. Et en se servant à l’époque de la même législation pour les faire tomber.

Rudy Giuliani était aussi, il y a 20 ans, encore réputé aux États-Unis et en Europe comme le “maire de l’Amérique” : l’édile résilient qui avait su rassurer, protéger et redresser New York, mise à genoux par les attentats du 11-Septembre 2001, qui ont fait quelque 3 000 morts.

Maire jusqu’à fin 2001 de New York, qui l’a vu naître il y a 79 ans dans une famille italo-américaine, il avait soigné son image d’homme à poigne et conservateur en faisant dégringoler les chiffres de la délinquance et des homicides. Ses détracteurs dans la presse dans les années 2000, certains ayant travaillé avec lui, l’accusent d’aimer surtout les caméras, les provocations et les polémiques.

Soutien indéfectible de Trump

Dès la victoire de Joe Biden en novembre 2020, Rudy Giuliani, conseil juridique personnel et soutien indéfectible de Donald Trump, avait été l’un des premiers à affirmer que l’élection du milliardaire républicain lui avait été “volée”, au prix de rocambolesques théories du complot.

Lors d’une conférence de presse surréaliste fin novembre 2020 sur un parking de banlieue entouré d’un crématorium et d’un sex-shop, il avait affirmé sans aucune preuve que Joe Biden avait échafaudé un “plan centralisé” de fraude électorale massive. Une manœuvre qui aurait permis au démocrate de s’arroger des votes destinés à Donald Trump.

Serial gaffeur

Quatre ans auparavant, lors de la campagne présidentielle de 2016, Rudy Giuliani avait relayé des allégations de Donald Trump selon lesquelles le président sortant Barack Obama aurait été un fondateur de l’organisation État islamique. Il avait aussi défendu son mentor lors de la sortie dans la presse d’un enregistrement ancien dans lequel le républicain, président de 2017 à 2021, se vantait de pouvoir “attraper les femmes par la chatte”.

Revenu aux côtés du président Trump en 2017, il s’illustre par des déclarations souvent contradictoires et des gaffes dans l’enquête d’un procureur spécial, Robert Mueller, travaillant sur des interférences russes aux États-Unis. Autre année, autre bourde : en 2019, au cœur du scandale ukrainien, Rudy Giuliani avait tenté de convaincre Kiev de livrer des informations compromettantes sur Joe Biden et son fils Hunter : cela contribuera à mener le président Trump à l’époque au bord de la destitution.

Avec Paris Match

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