LA LETTRE DE BRUXELLES. Le président de la Fondation Schuman analyse le plan de relance de l’UE à la lumière des tensions entre le Nord et le Sud.
Propos recueillis par Emmanuel Berretta

Comme à chaque crise, l’Europe hésite à mettre ses forces en commun. Le coronavirus a, certes, frappé tous les pays, mais il n’a pas heurté les 27 avec la même violence. Les plus riches sont aussi les plus prévoyants. Les plus généreux en dépenses publiques n’étaient pas forcément les mieux équipés. Entre l’Italie et l’Espagne, les plus affectés, et les pays du Nord, groupés derrière les Pays-Bas, les moments de tension ont été vifs ces jours-ci. La Commission, de son côté, n’avait pas forcément beaucoup de compétences en matière de santé. La France joue une carte plus politique en cette pé…



