Leur succès ne se dément pas. Depuis plusieurs semaines, Vova et Wish trustent le haut du classement des applications les plus téléchargées sur mobile, devant les poids lourds du secteur comme Amazon, Cdiscount ou Zalando. Leurs spécialités ? Des rabais canons, parfois jusqu’à 95%, comme sur ces chaussures de sport imitant une marque américaine, disponibles à 15 euros au lieu de 269 euros. Mieux encore : une montre à 1 euro, dont le prix s’élevait initialement à 36 euros, soit une réduction de 96% ! Des promotions monstres, mais à quel prix ? Produits défectueux, faux rabais ou encore contrefaçons, lors d’une enquête menée en décembre dernier sur les places de marché en ligne, dont l’américain Wish, la DGCCRF avait constaté que sur 46 produits testés, 75% étaient non-conformes et 39% constituaient un danger pour les consommateurs.
Parmi les objets passés au crible, des guirlandes électriques, des jouets en latex, mais également des peluches et des costumes. Certains jouets premier âge vendus sur Wish présentaient ainsi des risques d’étouffement et de suffocation pour les enfants, ainsi que la présence de phtalates toxiques au delà des valeurs limites. Tout aussi dangereux, le rapport épinglait la possibilité d’acheter sur Wish un costume de sorcière sur lequel manquait l’avertissement “tenir loin du feu”. Le déguisement était composé de “matériau trop inflammable” et présentait des “risques de brûlures”, selon les termes de l’autorité administrative.
Vova et Joom s’inspireraient des pratiques de Wish
En octobre dernier, 60 millions de consommateurs tirait également la sonnette d’alarme contre Wish. L’institut dénonçait la présence de “fausses réductions” sur le site. Une pratique commerciale trompeuse, consistant à gonfler artificiellement le prix d’un produit avant de le proposer soldé. Pour l’acheteur, le bénéfice de la “promotion” est alors quasiment nul. Plus récents, les sites Vova et (…)



