Avortement aux États-Unis: des fausses cliniques dissuadent les femmes d’interrompre leur grossesse

Tests de grossesse gratuits, rendez-vous avec une “infirmière” pour obtenir des conseils… Pour un œil non averti, les “crisis pregnancy centers” (les CPC ou centres pour grossesse accidentelle en français) ressemblent à s’y méprendre à des cliniques d’avortement. Et pourtant, leur objectif est tout autre : convaincre une femme de ne pas avorter, quitte à déformer des faits scientifiques et à appâter avec de fausses offres. Et pour parvenir à leurs fins, ces cliniques prétendent que la grossesse est plus avancée qu’elle ne l’est réellement, que l’avortement augmente l’infertilité, ou jouent sur la corde sensible en faisant entendre le “battement de cœur du bébé”.

En 2022, quelque 2 500 CPC étaient recensés dans tout le pays par le site “Crisis pregnancy center map”, contre environ 1 500 établissements proposant effectivement des avortements (chiffre de 2017).

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