Reçu à la maison blanche, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a annoncé avoir présenté le président Trump au prix Nobel de la Paix tout en réaffirmant sa position sur la question palestinienne : “Les Palestiniens devraient avoir tous les pouvoirs pour se gouverner eux-mêmes, mais aucun pouvoir pour nous menacer”, a-t-il déclaré.
L’heure était aux félicitations mutuelles et au triomphe pour Benyamin Netanyahu, alors que ce dernier était reçu à la maison blanche par le président Donald Trump. En guise d’annonce choc, ce dernier a affirmé que le Hamas souhaite conclure un cessez-le-feu, alors que les discussions se poursuivent à Doha pour tenter de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de deux ans et demi dans la bande de Gaza. « Le Hamas veut conclure un cessez-le-feu », a déclaré l’ancien président américain, sans donner davantage de précisions sur les négociations en cours ni sur les conditions proposées.
Selon le site Atlantico qui cite Le Figaro, Donald Trump s’exprimait au cours d’un dîner avec Benyamin Netanyahou, au cours duquel les deux hommes ont présenté leur confrontation avec l’Iran comme un tournant historique pour la région. “Je pense que les choses vont vraiment se calmer au Moyen-Orient”, a affirmé Trump en ouverture du dîner. Il a même laissé entendre que des pourparlers pourraient être relancés avec Téhéran. “Nous avons prévu des pourparlers avec l’Iran, et ils le souhaitent”, a-t-il dit, sans donner de calendrier ou de précisions sur la nature de ces discussions.
Sur la question israélo-palestinienne, le Premier ministre israélien a réitéré sa position en faveur d’une autonomie strictement encadrée pour les Palestiniens. “Nous parviendrons à la paix avec nos voisins palestiniens, ceux qui ne veulent pas nous détruire”, a-t-il déclaré, reprenant une formule qui souligne l’exclusion de toute négociation avec les factions hostiles à l’État d’Israël. “Je pense que les Palestiniens devraient avoir tous les pouvoirs pour se gouverner eux-mêmes, mais aucun pouvoir pour nous menacer”, a-t-il ajouté, résumant sa vision d’un État palestinien sans souveraineté militaire ni autonomie en matière de sécurité.
Netanyahou s’est également exprimé sur l’avenir des habitants de Gaza, alors qu’Israël est accusé de préparer une réoccupation partielle de l’enclave. Depuis plusieurs mois, l’armée israélienne a regroupé une grande partie de la population civile dans le sud du territoire, notamment autour de Rafah. Face à cette situation, le Premier ministre israélien a évoqué l’éventualité d’un départ volontaire des Gazaouis. “S’ils veulent rester, ils peuvent rester, mais s’ils veulent partir, ils devraient pouvoir partir, ça s’appelle le libre choix”, a-t-il lancé. Une déclaration qui ne précise ni les destinations possibles ni les modalités concrètes de cet “exode volontaire”, alors que la communauté internationale exprime des inquiétudes croissantes sur le sort des civils.



